Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 11:14

 

  

TOUT EST RELATIF - TOUT EST ILLUSOIRE

 

 

Tous les hommes naissent esclaves et inégaux en fait. Ils le sont même doublement, une première fois par le grand tirage du loto génétique (le génotype ou inné) et une deuxième fois par la loterie des hasards de le vie (l’acquis) chargée de révéler les chiffres du loto génétique.

Chacun de nous est unique : nous vivons tous dans la même réalité (celle que les sciences nous permettent petit à petit et partiellement d’appréhender), mais nous percevons et interprétons l’existant en fonction de notre inné révélé, sans objectivité ni réelle lucidité, créant des réalités individuelles relatives et chimériques.

La pensée, la conscience, la mémoire et la personnalité sont toutes partielles, fragmentées et discontinues, d’où les incohérences psychiques et comportementales, et l’individualisme social (dans les limites du conformisme et des divers conditionnements).

 Tout est relatif, tout est illusoire, tout est éphémère, tout est fragmentaire, tout est discontinu, tout est dérisoire. Et pourtant cela est ! Pourquoi cela plutôt que rien ? D’où vient cette prodigieuse intelligence de la nature avec ses lois de la physique et les fabuleux programmes informatiques que constituent les génomes ? Pourquoi l’énergie primordiale s’est transformée en cosmos et complexifiée en vie consciente ?

Quant à l’homme, ce mammifère prédateur qui détruit son milieu naturel croyant pouvoir devenir calife à la place du calife, ne serait il pas une erreur génétique ? Le langage ne serait il pas la source de tous nos maux de par les pouvoirs qu’il nous confère d’abstraction, de virtualisation, d’imagination, de conceptualisation… d’où les illusions individuelles et collectives, les mensonges, les manipulations… ? Comment parvenir à la conscience absolue, à la lucidité immanente ? Quel sera la prochaine évolution génétique de l’espèce humaine ?

La vie est une comédie dramatique créée à chaque instant par l’interférence d’un déterminisme (lois universelles régissant la         «matière-énergie») et des aléas chaotiques d’un ou plusieurs évènements conjoints, localisés dont l’influence perdure plus ou moins.

 

I : LES ROBOTS BIOLOGIQUES 

II : TOUT EST RELATIF, TOUT EST ILLUSOIRE

III : DIEU, L’AME ET LA CREATION

IV : LA VOLONTE INTELLIGENTE DE LA NATURE: HASARD ET NECESSITE

V : L’HOMME EST IL UNE ERREUR GENETIQUE? STRESS ET EQUILIBRE PSYCHOLOGIQUE

VI : VERS UNE NOUVELLE PHILOSOPHIE DE VIE

 

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 11:02

 

I : LES ROBOTS BIOLOGIQUES 

 

L’homme, tant physiquement que mentalement (conscience, pensée, personnalité) est le résultat de l’interférence de deux principes:

- d’une part, un principe déterministe, invariant à l’échelle de l’individu (sauf par mutation ou manipulation génétique, destruction de neurones, modification chimique par des drogues, électrostimulation) qui est constitué dés la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde, principe relevant de la biochimie moléculaire résultant de la transformation évolutive de l’énergie primordiale (big-bang) dans sa phase d’expansion, principe qui va instituer définitivement tous les critères et aptitudes physiques et mentales de l’individu, constitué par le génotype: l’INNE.

- d’autre part l’ensemble des éléments stockés dans diverses mémoires ACQUIS par les stimuli exercés sur les sens (apprentissage des odeurs, des goûts, des formes, des couleurs et des mouvements, des sons…), par l’enregistrement de toutes les situations vécues tout au long de sa vie au quotidien, de tout ce qui est appris (le langage, les connaissances théoriques, les informations, les idées…. qu’elles soient vraies, entachées d’erreurs ou inepties totales), de ce qui est imaginé ou réfléchi par l’individu et des divers conditionnements exercés par la famille, les enseignants, les religions, les civilisations, les us et coutumes….

Ces deux principes, indispensables l’un à l’autre, s’interfèrent tout au cours de la vie, l’ACQUIS agissant comme le «nutriment» du moteur mental INNE (l’ensemble des gènes qui commandent les aptitudes mentales), et l’INNE permettant la saisie (par l’intermédiaire des sens) des éléments ACQUIS et leurs gestion (grâce aux aptitudes mentales). Si la qualité de l’inné induit la qualité de l’acquis, sans l’acquis l’inné se réduit à la vie végétative du comateux ou du fœtus. L’activation du système «réception sensitive-réaction» génère de multiples mémoires qui permettront d'accéder à un certain niveau de    conscience qui reste néanmoins parcellaire et momentané, à l’action volontaire et au libre arbitre (ou un semblant de libre arbitre). Les différentes mémoires s’impriment dans le cortex grâce à la plasticité cérébrale au fur et à mesure des acquis.

L’ACQUIS agit comme un révélateur de l’INNE alors que l’INNE détermine les limites de l’ACQUIS: nous enregistrons les sons que notre ouïe nous permet de capter, ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas des sons inaudibles pour nous, ni que des sons inaudibles pour nous ne soient pas captés par d’autres; de même, le fait de ne pas comprendre quelque chose n’empêche pas que d’autres la comprennent, pas plus que le fait d’être nul en math n’interdit à d’autres d’être matheux. La quantité de sens (un aveugle de naissance ne vit pas le monde comme un voyant) et la qualité de chaque sens influent la capture des éléments ACQUIS tout comme la quantité et la qualité des aptitudes mentales influent la compréhension et la gestion des éléments ACQUIS: les différentes formes d’intelligence (l’intelligence pratique, l’intelligence sociale, la logique, la dialectique…), les dons, l’imaginaire, le talent…mais aussi les goûts et tendances tel que être plutôt physique ou mental, actif ou passif, autoritaire ou obéissant, nerveux ou calme, sanguin ou apathique, extraverti ou introverti, orgueilleux ou humble, réfléchi ou instinctif, sérieux ou futile, rêveur ou pragmatique, l’empathie, la crédulité, l’émotivité, la sensualité, la sexualité…relèvent tous de l’INNE par l'intermédiaire du cerveau, l’ACQUIS agissant avant tout comme révélateur de l’inné, comme «nutriment de l’âme» (les mémoires donnant l’illusion d’une âme indépendante du corps), mais aussi comme modérateur ou comme contradicteur de l’inné (occasionnant des conflits internes générateurs de troubles, maladies psychologiques ou psychosomatiques).  «l’ACQUIS appris» ne confère qu’un conditionnement (dressage) ou qu’un substitut de l’aptitude innée correspondante, une imitation tout comme un acteur imite la vie d’un autre: on peut apprendre à jouer d’un instrument de musique et rester un piètre musicien si l’on n’a pas le talent correspondant, ou apprendre et appliquer des formules mathématiques sans être capable de les comprendre ou de les reformuler; à contrario, un musicien talentueux ne sera jamais détecté s’il n’a jamais l’occasion de jouer d’un instrument ou un matheux d’inventer une nouvelle formule s’il n’exerce que dans le concret.

L’homme est un mammifère qui a bénéficié d’une évolution (mutations génétiques et adaptation au milieu) consistant en une augmentation phénoménale de sa capacité mémoire (forte augmentation du volume et de la qualité du cerveau), en une évolution du corps physique (bipédie) lui permettant des actions qui ne seraient pas possible à un poisson, à un volatile ou à un mammifère à quatre pattes, en une transformation du système «pharynx + langue» qui va permettre d’émettre quantité de sons, et en une aptitude spécifique à l’homme: le langage. Le langage va servir à coder l’existant, et ainsi à appréhender l’abstrait, la pensée, la conscience d’être conscient (conscience réfléchie: je pense donc je suis), l’espace temps, alors que les autres animaux vivent uniquement dans la réalité perçue par leurs sens, dans l’émotion produite par ces perceptions, dans la conscience du réel (je souffre donc j’existe), dans l’instantanéité et dans la nécessité biologique d‘effectuer des actions de survie engendrées par la souffrance (faim, soif…) et récompensées par la disparition de la souffrance (émotion qui va se transcender en plaisir chez l‘homme): l’animal poursuivi par un prédateur vit dans l’émotion de la peur, dans la conscience d’un danger de souffrance (voire de mort en tant que servir de repas et non en tant que concept) présente et persistante tant que le prédateur est à proximité, alors qu’il n’a pas du tout conscience de sa mort inéluctable, ni de la temporalité des événements et qu‘il n‘en garde aucune angoisse. Cette évolution donnera à l’homme un avantage certain et en fera le roi des animaux, mais elle va lui provoquer beaucoup de déboires  à cause de son manque de «conscience intelligente», de lucidité; pire encore, en plus des contraintes de la vie (se nourrir, dormir, se protéger des prédateurs (de l’homme principalement), se reproduire…), l’individu doit aussi affronter les contraintes mentales (et conditionnements) exercées par les parents, les éducateurs, la société, les lois, les religions, chacune de ces contraintes étant plus ou moins en phase ou en opposition avec son inné, provocant ainsi des troubles mentaux (anxiété, dépression, obsession, refoulement, fanatisme, névrose, psychose…) et des maladies somatiques d‘origine psychique. L’homme sera aussi victime de son ignorance, de son aveuglement, de ses croyances et de ses idéaux relevant du fantasme, de ses désirs insensés, des évènements psychologiques traumatisants…

Les aptitudes mentales et les mémoires sont constitués d’une multitude de «petits programmes informatiques» éparpillés dans des zones distinctes du cerveau, reliés entre eux par un câblage inextricable, baignés par des solutions hormonales et soumis à des impulsions électriques. La structure du cerveau et ses modes de fonctionnement sont l’aboutissement de millions d’années d’évolution. On estime à plus de 100 milliards le nombre de neurones, chaque neurone possédant de 5000 à 200 000 contacts synaptiques. On évalue à plus de 10 000 la diversité des neurones, sans compter que chaque neurone comporte une variabilité qui porte sur plusieurs caractères ayant des conséquences fonctionnelles majeures. Et c’est sans compter le rôle des hormones dont l’action peut aussi bien d’être un simple régulateur que d’être un booster ou un grand perturbateur comme dans les cas de traumatisme psychique ! Le génotype, que l’on peut comparer à l’écriture binaire des premiers programmes informatiques, est une «écriture quaternaire» (quatre macromolécules reliées en binômes formants une double hélice) constituant un logiciel de plus de trois milliards de caractères agencés en triplets qui définissent 20 acides aminés dont une multitude d’associations vont générer plus de 30 000 gènes regroupés dans 23 chromosomes… lequel logiciel correspond à l’ensemble des logiciels d’un ordinateur (software) plus de l’ordinateur lui même (hardware) plus des usines qui construisent les différentes pièces de l’ordinateur plus le service entretien réparation (régénération)… le génotype étant à la source de tout ce qui constitue le physique, du moindre poil jusqu’au cerveau dont les neurones spécialisés et les hormones donneront les aptitudes mentales et les attitudes comportementales: l’INNE. Le génotype qui est constitué dés la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde, subit les affres des génétiques parentales (mélange des deux génotypes) qui eux même on subit ceux de leurs parents…et va se répliquer des milliards de milliards de fois pour aboutir au produit fini. Hors il se produit un certain nombre d’erreurs dans la duplication qui endommagent ou avortent certains petits programmes, causant des imperfections dans l’application de certaines aptitudes, voire l’impossibilité de certaines aptitudes, lesquelles peuvent aussi être endommagées par destruction (chirurgie, blessure, infection), par la prise de drogue (y compris durant la gestation) ou par choc électrique. Les neurosciences ont un avenir prometteur pour la compréhension du fonctionnement du cerveau générant les aptitudes, la pensée, la conscience…

En résumé:

- Il n’y a évolution qu’au niveau de l’espèce et non de l’individu.

- Le déterminisme de l’INNE ne peut en rien être reprogrammé par l’ACQUIS.

- L’INNE est sujet à nombre d’imperfections soit héréditaires, soit dues à des erreurs de duplication de l’ADN, ou à des destructions locales de neurones.

- L’INNE est responsable des différences physiques et psychologiques qui font que, bien qu’appartenant à la même espèce, nous sommes tous différents les uns des autres.

- L’INNE peut être modifié ou perturbé par chimie (hormones, drogues…), chirurgie ou atteinte physique (AVC, destruction de neurones…), impulsions électriques, ou par manipulations génétiques.

- L’ACQUIS n’est qu’un révélateur de l’INNE c’est à dire des aptitudes physiques et mentales qui sont programmées par le génotype dés la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde.

- L’ACQUIS est le «nutriment» indispensable au fonctionnement et au développement de l’INNE.

- L’ACQUIS construit par le stockage dans différentes mémoires un semblant d’âme illusoire.

- L’ACQUIS permet un simulacre d’inné par mimétisme comportemental, dressage ou conditionnement, ou par connaissances théoriques (simulacre d‘intelligence).

- «L’ACQUIS théorique» initié par les religions et les civilisations est générateur de troubles psychologiques, de maladies mentales ou psychosomatiques de part leurs confrontations plus ou moins oppositionnelles à la vraie nature humaine ou à l’INNE propre à chaque individu.

- «L’ACQUIS théorique» est dévoyé par les erreurs prises pour vérités, les mensonges et manipulations divers en vu de tromper, d’exploiter ou de neutraliser… Il induit de nombreux effets pervers (mentaux) qui s’ajoutent aux imperfections de l’inné.

- Les «programmations reflex» dévoyées (comportements inadéquats acquis par dressage ou conditionnement ou comportements mimétiques) engendrées par des ACQUIS se mémorisant dans l’inconscient peuvent être déprogrammées par leur prise de conscience, par un apprentissage correctif ou par punition.

- Les comportements intrinsèques induits par des dichotomies ACQUIS-INNE peuvent être décelés par la psychothérapie, ce qui permet au mieux de les canaliser ou de les réprimer, au pire d’en connaître le pourquoi.

- Les comportements pervers relevant uniquement de l’INNE (pulsions criminelles) ne sont correctives que par atteinte à l’inné.

 

Ainsi l’on peut au mieux se connaître (tâche très difficile compte tenu de la distanciation nécessaire, de l‘objectivité indispensable, de l‘état de conscience absolu à atteindre, de la lucidité, donc fonction de la qualité de l‘inné), au moins essayer de connaître ses désirs et ses pulsions, d’en comprendre les mécanismes pour désamorcer les situations, de contrôler ses travers et de les canaliser, au minimum contrebalancer ses inaptitudes par le savoir appris, qu‘il soit théorique ou comportemental.

Mais on a beau chasser le naturel, il revient au galop. Savoir n’est pas comprendre, imiter n’est pas être… S’il suffisait d’apprendre pour former ou transformer un individu, il y a bien longtemps que les religions qui nous ont été inculquée dés notre plus tendre enfance depuis des millénaires auraient fait de nous tous des saints, alors qu’elles ne sont génératrices que d’hypocrisie, de mensonges, de tabous, de refoulements, d’hystérie, de fanatisme, de guerres et de crimes en leur nom et en contradiction parfaite avec leur doctrine, malgré la promesse d‘un paradis ou d‘un enfer éternel; et que dire des lois humaines tel que la peine de mort qui n’a jamais éradiqué le crime, du communisme et du maoïsme imposés pendant des décennies sans aucun résultat malgré l’idée de «liberté, égalité, fraternité» bien plus intrinsèque à ces idéologies qu’aux démocraties qui la revendiquent, de l’échec de toutes les idéologies politiques, religieuses, sociologiques…a fédérer les individus, à établir des lois universelles? C’est la nature humaine dans sa biodiversité qui en est responsable, mais c’est une nécessité évolutive que d’avoir une intrication d’ordre et de désordre, de règles et de chaos.

L’homme ne saurait échapper aux lois de la nature et au déterminisme de son inné sans sombrer dans la folie. L’homme civilisé perd de plus en plus le sens des réalités : il est obnubilé par sa volonté d’échapper à la mort et à sa nature animale, et à satisfaire ses désirs les plus insensés, perdant toute notion du nécessaire (besoins) et du superflu (désirs), ce qui le conduit, après avoir pillé la nature, à la détruire et donc à se détruire.

l’ACQUIS humain, particulièrement dans les sociétés très développées, qui est un mélange de réalités et de subjectivités, idées, impressions, mensonges, inepties, contraintes n’ayant aucun fondement réaliste ou opposées à l‘INNE individuel… est une usine à fous, allant de la folie douce à la folie pure.

Nous sommes tous les acteurs d’une comédie dramatique créée à chaque instant par la conjonction du déterminisme de notre INNE et du hasard des événements du vécu et autres ACQUIS, et nous en sommes la première victime (coupable mais pas responsable).

Une leçon est à tirer de cela concernant les enfants: il faut savoir que le cerveau n’est totalement opérationnel (l’INNE) que vers l’âge de 16 à 20 ans, que pour se développer il lui est nécessaire d’être stimulé, qu’un cerveau non stimulé s’étiole, que les mémoires sont vierges à la naissance sauf des premières perceptions ressenties dans le ventre de la mère (ainsi que de ses fortes émotions qui peuvent imprégner la mémoire inconsciente du fœtus), que c’est dans le premier âge (0 à 3 ans) que les perceptions sont les mieux enregistrées (découverte de la vie), que les émotions éprouvées dans l’enfance marquerons l’inconscient pour la vie …bref que l’enfance est primordiale dans la construction de l‘individu (acquis révélant l‘inné plus acquis appris), que l’éducation scolaire s’adresse principalement à l’acquis appris, qu’il incombe donc aux parents de révéler les aptitudes de l’enfant pour l’orienter au mieux, et de le protéger strictement de toute expérience traumatisante et d'éviter tout conditionnement.

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 11:00

 

II: TOUT EST RELATIF, TOUT EST ILLUSOIRE

 

1 -Illusion ou relativité de la réalité:

 la matière qui nous apparaît plus ou moins dure et stable est une apparence relative à la dimension dans laquelle on vie; en fait, ce clavier sur lequel je tape est constitué de plusieurs éléments chimiques, d’une myriade de molécules invisibles constituées d’atomes, lesquels sont constitués de particules élémentaires et??? de vide!!!!, que le vide à l’intérieur de l’atome occupe la quasi totalité du volume de l’atome, que les particules élémentaires constituant l’atome sont ??? des champs de forces électromagnétiques où les lois de la physique perdent leur latin, bref, que la matière dure au touché visible à l’œil… n’est qu’une apparence de l’énergie. On s’imagine l’atome comme étant une bulle ou une bille, un élément de base que l’on empilerait en quantité pour constituer la matière; c’est faux: l’atome n’a pas de structure, pas d’enveloppe. Si l’on comprimait l’univers tout entier jusqu’à supprimer totalement le vide, y compris à «l’intérieur» des atomes, il ne resterait…RIEN!!!!!!

Notre existant n’est donc effectif que dans un intervalle de valeur d’énergie de masse et d’espace en deçà et au delà duquel les lois de la physique ne s’appliquent plus.

Nous croyons percevoir en continu et globalement alors que tout est discontinu; le cerveau nous donne une illusion de continu par l’effet de fréquence comme un film projeté donne une illusion de mouvement alors qu’il s’agit d’images fixes toutes légèrement différentes passant à une vitesse déterminée. La vue résulte de milliards de stimuli exercés sur l’œil par des milliards de particules (photons), de même que l’odora est stimulé par des milliards de molécules venant frapper les nerfs olfactifs. C’est la quantité de stimuli exercée dans un temps très court et l’interprétation qui en est faite par le cerveau qui donne une illusion de continuité et d’unité. Même la totalité des cellules du corps meurent et sont remplacées en permanence sans remettre en cause la globalité du corps.

La perception du réel est fonction des sens et de l’espace-temps dans lequel on évolue; elle est différente pour la fourmi, le dauphin ou l’homme, elle est tout autre dans l’atome ou dans l’univers. Ce qui paraît unitaire est fragmenté, ce qui paraît continu est discontinu, ce qui paraît matière est énergie.

 

2 -Illusion de la mémoire, de la personnalité et de l’âme:

La mémoire unitaire n’existe pas: nous avons une myriade de mémoires très spécialisées constituées de zones de neurones réparties en différents endroits du cerveau et reliées entre elles (comme tous les neurones) par un «câblage électrique» inextricable baigné d’hormones permettant de solliciter simultanément plusieurs mémoires, ce qui donne une illusion d’unicité.

L’inné qui donne toutes les aptitudes propre à chaque individu est une multitudes de «petits programmes» constitués par des groupes de neurones (chaque «programme» étant extrêmement spécialisé) disséminés dans le cerveau, reliés entre eux comme pour les mémoires par le même réseau électrique, une aptitude étant la sollicitation simultanée de plusieurs «petits programmes», et la personnalité étant l’ensemble des aptitudes et mémoires. La personnalité n’est pas globale mais fractionnée, et l’on peut détruire certain trait de caractère sans déstabiliser l’ensemble. Cela explique les incohérences comportementales et psychiques constatées chez l’homme, par exemple le fait d’être à la fois un bon mari, un bon père, un bon voisin, un bon travailleur, bref être apprécié de tous et être un assassin ou un violeur, ou le fait d’être un bon curé estimé de ses paroissiens, proférant des sermons hautement moraux, et être un pédophile multirécidiviste. Si nous étions doté d’une âme (ou esprit) immatérielle, elle ne pourrait être affectée par un défaut de fabrication d’un cerveau animal auquel elle serait reliée (dieu sait comment). Hors les lésions au cerveau dues à des problèmes de vaisseaux sanguins, à des blessures, à des ablations chirurgicales, les drogues qui modifient les hormones et les impulsions électriques faites avec des électrodes, chacune de ces atteintes peut soit modifier ou supprimer une aptitude ou un trait de caractère censé appartenir à l’âme ou effacer une petite partie très spécialisée de la mémoire; quelques exemples: une petite lésion va interdire la lecture des expressions sur le visage des autres personnes, empêchant de savoir si le visage est amical ou agressif; une autre va rendre impossible la désignation d’une partie du corps sur un autre que soi alors qu’il n’y a pas de problème pour la montrer sur soi, ou si on lui demande de montrer une fenêtre, il va chercher sur son corps alors que si on lui demande ce qu’est une fenêtre, il sait parfaitement répondre (impossibilité de l’aptitude à l’empathie); une autre va faire disparaître la couleur associée aux objets appelés en mémoire ou faire perdre la connaissance exacte des nombres (impossibilité de savoir combien font 2+2 ou 3-1) et néanmoins conserver l‘intuition pure des quantités (75 est plus grand que 67 ou 5+7 doit faire entre 10 et 15)…tout le reste fonctionnant normalement. On savait déjà que des gènes président aux facultés mentales, et les neurosciences nous montrent le morcellement des mémoires et des aptitudes et la conséquence d’une petite lésion sur la mémoire ou sur la personnalité.

De même que les perceptions sont discontinues, il n’y a pas une mémoire mais de multiples micro-mémoires indépendantes et interdépendantes, il n’y a pas une personnalité mais de multiples aptitudes, chaque aptitude mobilisant plusieurs «microprogrammes» et plusieurs mémoires, et toutes les mémoires et tous les «microprogrammes» étant reliés entre eux par un «réseau électrique» dans une solution d’hormones. La diversité des «microprogrammes» et leur indépendance induit des comportements parfois contradictoires ou insensés. Certaines lésions cérébrales affectent une (ou des) mémoire, d’autres affectent un (ou des) processus de fonctionnement physique ou mental. Notre mental est fractionné, chaotique et incohérent: l’âme (ou esprit) n’existe pas.

Plusieurs données montrent que certains aspects de la conscience qui semblent unifiés sont en fait dissociables. Chez des patients atteints de lésions cérébrales, il peut parfois exister une dissociation complète entre leurs performances et la prise de conscience de ces performances.

Par exemple, dans le domaine de la perception visuelle consciente, il existe un trouble de la perception qu’on appelle l’agnosie visuelle de la forme (ou agnosie aperceptive), où le patient est incapable de reconnaître visuellement la taille, la forme et l’orientation d’un objet. Pourtant, malgré ce déficit informationnel important sur un objet, il peut parfaitement le saisir entre le pouce et l’index.

L’inverse, l’ataxie optique, se rencontre également. Ici, les personnes sont incapables d’atteindre et de saisir des objets dont ils peuvent cependant reconnaître visuellement la taille, la forme et l’orientation.

Dans les deux cas, on a donc affaire à une dissociation complète entre le traitement perceptif conscient et visuomoteur inconscient, une distinction que l’on retrouve également au niveau anatomique avec la voie visuelle ventrale et la voie visuelle dorsale.

L' anosognosie est un syndrome encore plus global où le patient nie carrément l’existence d’un déficit acquis à la suite d’une lésion neurologique. Ainsi en est-il d’une patiente traitée par V.S. Ramachandran qui souffrait d’une paralysie au bras gauche résultant d’un accident cérébrovasculaire à l’hémisphère droit (l’anosognosie résulte presque toujours d’une lésion à l’hémisphère droit). Lorsqu’il lui demandait de le pointer avec son bras droit, elle s’exécutait sans problème. Mais lorsqu’il lui demandait avec le bras gauche paralysé, le bras restait évidemment immobile, mais elle insistait pour dire qu’elle suivait la consigne. Et si Ramachandran lui signalait que son bras n’avait pas bougé, elle répondait qu’elle souffrait d’arthrite à l’épaule gauche, que ça lui faisait mal, et qu’il le savait très bien…

Les lésions à l’hémisphère droit peuvent aussi produire un autre type de dissociation spectaculaire : l’héminégligence. Le patient héminégligent ne perçoit tout simplement plus consciemment la moitié gauche de son univers. Il ne rasera par exemple que la partie droite de sa barbe et ne mangera que la moitié droite du contenu de son assiette. Quand on lui demande de dessiner une horloge, il concentrera les 12 heures de l’horloge dans la seule moitié droite du cadran. Et si quelqu’un assis à sa gauche lui parle il répondra à la personne assise à sa droite.

L’héminégligence se distingue également d’un trouble perceptif élémentaire comme l'hémianopsie (perte de la vue dans la moitié du champ visuel). Face à une phrase, le patient hémianopsique tourne la tête afin de voir toute la phrase tandis que le patient héminégligent, lui, ne lit que les mots de droite de la phrase.

L’intérêt des patients héminégligents pour l’étude de la conscience vient du fait que l'information qui est négligée par les patients semble être tout de même traitée inconsciemment. Si on leur présente par exemple deux images, l’une à gauche et l’autre à droite, ils sont évidemment incapables d’identifier l’image de gauche. Mais curieusement, si on leur demande de prendre une chance et de deviner si l’image de gauche était la même que l’image de droite ils répondent nettement mieux que ce que le niveau du hasard prédirait. Et le cerveau des patients héminégligents serait non seulement capable de traiter inconsciemment les traits physiques élémentaires d’une image, mais aussi, comme le suggèrent d’autres expériences, des niveaux sémantiques plus élaborés. Ces patients montrent donc qu’il peut y avoir une dissociation entre performance et prise de conscience de la performance. Ces données, qui peuvent apparaître paradoxales dans la perspective du modèle classique de la conscience, deviennent toutefois intelligibles dans une conception plus distribuée du substrat cérébral de la conscience.

Un autre syndrome étrange, la prosopagnosie, survient lorsqu’une personne, suite à une lésion cérébrale, devient incapable de reconnaître les visages, même d’individus qui lui sont pourtant familiers. Or même si elles affirment consciemment voir pour la première fois le visage d’un ami, des signes physiologiques comme les changements infimes de la moiteur de leurs mains (des variations de conductance cutanée) révèlent qu'ils ont reconnu le visage même s'ils affirment le contraire. Encore un exemple de dissociation entre performance inconsciente et consciente.

Un désordre mental comme la schizophrénie peut aussi être considéré comme un autre cas de dissociation intéressant pour comprendre la conscience. Les personnes schizophrènes attribuent souvent à leurs actions des intentions qui ne sont pas les leurs, les attribuant plutôt à des forces extérieures. Plusieurs auteurs ont tenté d’expliquer cet aspect de la schizophrénie en termes de dissociation entre un système intentionnel à l’origine de l’action et un système de contrôle du « soi » qui ne se retrouverait pas informé des intentions du sujet.

Il existe des dissociations vraiment étranges et rares, comme le syndrome de la main étrangère où le patient a l'impression que sa main n'est plus sous son contrôle. Le patient regardera par exemple avec effroi sa main effectuant une tâche complexe comme déboutonner sa chemise, alors qu’il est convaincu de ne pas lui avoir donné l’ordre de le faire. Dans cette pathologie mettant souvent en cause une lésion au corps calleux (comme les personnes au cerveau divisé), l’action de la main est encore une fois perçue comme répondant à une intention étrangère.

Toujours dans le registre des dissociations spectaculaires, fréquentes surtout dans les films d’Hollywood mais néanmoins possibles dans la réalité, on peut mentionner la fugue dissociative (2 personnes sur 1000 environ au États-Unis). Dans les cas extrêmes, la personne va quitter son foyer, parcourir une longue distance et commencer une nouvelle vie tout en étant partiellement ou totalement amnésique de son ancienne vie.

L’une des plus célèbres dissociations est certainement celle du trouble dissociatif de l'identité (anciennement trouble de personnalité multiple). Les patients qui en souffrent alternent entre deux ou plusieurs personnalités sans pouvoir contrôler ces changements. Chacune des personnalités a généralement un spectre comportemental qui lui est propre et ne partage pas ses connaissances explicites avec les autres personnalités. Mais au niveau de la mémoire implicite, il semble y avoir un transfert possible entre les différentes personnalités. Encore ici, conscient et inconscient ne vont pas nécessairement de pair.

Jusqu’où peut aller l’étrangeté des troubles de dissociation ? Jusqu’au trouble identitaire relatif à l'intégrité corporelle (« Body Integrity Identity Disorder" ou BIID, en anglais), où l’individu qui en souffre demande l’amputation sélective de l’un de ses membres qui, disent-ils, ne correspond pas à l'image idéalisée qu'ils ont d'eux-mêmes. Paradoxalement, ces personnes ne se sentent donc complètes que le jour où elles réussissent à se faire amputer…

 

 

3- Tout est relatif:

Tout est relatif, c’est à dire que ce qui est vrai à un moment dans un espace défini est faux le moment suivant ou dans une autre dimension, ou plus exactement, des choses identiques sont différentes selon le lieu, le moment, l’espace dimensionnel, l’observateur et l‘angle sous lequel l‘observateur observe. Une «vérité» (ou une réalité) est vraie à un moment donné dans un espace donné pour une personne donné, mais est déjà différente pour d’autres personnes la voyant sous un autre angle ou avec une autre approche fonction de leur personnalité et de leur état d’esprit à ce moment, et s’avère fausse ou partielle vu d’une autre dimension, et fini par changer ou disparaître avec le temps; cela explique pourquoi les témoins du même événement le relatent d’une manière différente, chacun ayant perçu l’événement en fonction de lui même et non en toute objectivité, et pourquoi chacun réagit différemment à un même événement: la vérité et la réalité des uns n’est pas la même que celles des autres: tout est relatif. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas d’universalisme en quelque domaine que se soit (échec des politiques, échec des sciences humaines…).

Sur une feuille de papier en deux dimensions, on peut donner une illusion de relief grâce à la perspective; puis nous représentons le volume par la troisième dimension; puis nous ajoutons le mouvement en tenant compte de la vitesse et du temps; mais tout ceci est juste dans une portion de l’espace-temps: une ligne droite est une portion de courbe (la ligne droite n’existe pas dans l‘univers), le zéro et l’infini sont des aberrations rendues nécessaires par le point de coordonné et la ligne droite; nous ne savons pas de combien de dimensions ou de paramètres est constitué l’univers (voir la théorie des cordes).

 

4 -de la relativité du langage

Le langage a permis de codifier l’existant, mais l’existant virtuel n’est pas interprété de la même façon d’un individu à l’autre. Les mots ont une couleur, une chaleur, une vibration…propre au vécu, aux émotions et à la culture de chacun; le même mot pourra provoquer un plaisir, une exaltation à l’un, laisser froid un autre, ou engendrer un dégoût, une peur, être très négatif pour un troisième. Par exemple le mot masturbation évoque chez l’épicurien le plaisir et cela l’émoustille, chez le croyant c’est le péché, l’interdit, la culpabilité, et cela lui provoque un trouble psychologique du à la dichotomie désir-plaisir et interdit religieux, chez le frustré c’est le défouloir, le soulagement d’une tension pénible, chez le timide c’est la honte d’un acte qui doit être caché et la peur d’être surpris et cela le fait rougir voire transpirer, chez le curé c’est l’interdit de dieu et la réprimande, chez l’asexué le mot est neutre, médical… Si j’évoque la montagne, pour les uns cela suggèrera un sentiment négatif: le froid, le mauvais temps, les virages en voiture et le fait d’être malade, l’effort la difficulté et la souffrance… pour d’autres c’est les loisirs: le ski, la randonnée…pour les derniers c’est le paysage, la faune et la flore… Cela explique la nostalgie des émotions de l’enfance, l’étonnement d’avoir pu aimer quelque chose que l’on trouve fade voire mauvais par la suite, les comportements fétichistes… La qualification du mot provenant des acquis, elle peut varier tout au cours de notre vie (contradictions apparentes).

Le code «mot» se contente de nommer l’objet ou l’action comme le patronyme humain, alors que chacun qualifie l’objet ou l’action en fonction des émotions personnelles ressenties corrélativement à l’acquisition du mot ou durant le vécu, émotions auxquelles interfère l’acquis appris subjectif (le bien le mal, le bon le mauvais, le beau le laid…) qui nous est inculqué par l‘entourage, la société, la politique, la religion…. Dans une conversation, l’évocation du mot, par la résurgence de ces émotions personnelles et par cette subjectivité, provoque une certaine incompréhension ou divergence de point de vue. Seuls certains vocables scientifiques, par la précision de leurs définitions, leur neutralité quant aux émotions et subjectivité et l‘exactitude de leur perception instrumentale, permettent une communication universelle et une codification exacte de notre relative réalité.

Quant à l’abstrait, il est sûr que chaque individu a son idée propre de ce qui de toute façon n’existe pas, et s’il y a déjà beaucoup d’incompréhension au sujet du réel, parler de l’abstrait ressemble beaucoup à «un langage de sourds».

Nous sommes tous de l’espèce humaine mais chacun de nous est différent et unique; nous vivons tous dans le même monde mais nous avons chacun notre propre perception et interprétation de ce monde et conception de la vie en fonction de notre inné et de nos acquis; à cause du langage, nous vivons côte à côte mais dans un monde subjectif, fantasmé et chimérique, relatif à chacun.

 

 

Par relatif-illusoire.over-blog.com - Publié dans : science
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